Lors du 2e Forum mondial de Nyéléni, qui s’est tenu au Centre Nyéléni au Mali en février 2015, les délégués de diverses organisations représentant les petits producteurs d’aliments – paysans, peuples autochtones, agriculteurs familiaux, pêcheurs, éleveurs et travailleurs ruraux – se sont réunis pour affirmer que l’agroécologie est un pilier de la souveraineté alimentaire. Ces groupes, qui produisent 70 % de la nourriture mondiale, sont à l’avant-garde de l’agriculture durable et de la justice sociale.
Ensemble, nous explorons l’Agroécologie comme une forme de résistance à l’agriculture industrielle, en la reconnaissant comme une pratique qui honore la biodiversité, les savoirs locaux et les droits des communautés à contrôler leurs terres et leurs ressources. L’agroécologie offre une solution aux crises provoquées par le système alimentaire des entreprises : la dégradation de l’environnement, l’accaparement des terres et la marchandisation de la nature.
Nous dénonçons la cooptation de l’agroécologie par les intérêts des entreprises et appelons à la protection des biens communs, au leadership des femmes et à la participation des jeunes à l’élaboration des systèmes alimentaires pour les générations futures. Unis, nous défendons la construction collective de l’agroécologie, basée sur l’équité, la solidarité et l’harmonie avec notre Terre Mère.
